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Publié le 22 mai 2012 à 15:52

Diapositive1 La Russie s’est officiellement engagée à rétablir sa constellation des satellites météorologiques d’ici à 2030. Un pas important a été franchi en janvier 2011 avec le lancement du satellite météorologique Electro L. Muni d’un capteur de 121 millions de pixels, ce dernier offrira une vision particulièrement précise de la Terre. Sérieuse concurrence pour Meteosat Seconde Génération et pour le programme Blue Marble de la NASA.


Satellite electro L Le satellite météorologique russe Electro L a été mis en orbite par la fusée Zenit-3SB le 20 janvier 2011. Conçu par le Groupe de recherche et de production russe Lavotchkine, l’engin a une masse de 1.766 kg et sera opérationnel pendant dix ans. Grâce à son nouveau capteur, il prendra des images de la Terre avec une résolution respectivement de 1 km sur l’Equateur et de 4 km sur les Pôles. A titre de comparaison, le satellite Meteosat Seconde Génération 3, lancé il y a quelques mois par l’Agence Spaciale Européenne a une résolution de respectivement 1 et 3 km dans le spectre visible.


 

Le satellite géostationnaire russe est positionné à environ 35 405 km d’altitude, sur un point fixe au dessus de l’océan indien. Son capteur se déclenche toutes les 30 minutes en temps normal et toutes les 10 minutes lorsqu’un évènement météorologique exceptionnel doit être suivi. Le système embarqué à bord est sensible à quatre plages de longueur d’ondes, trois du spectre visible mais également une dans l’infrarouge, qui donne aux clichés bruts leur teinte rouille caractéristique. Ces données permettront de faire des prévisions météorologiques régionales et globales, d'analyser l'état des océans, l'état de l'ionosphère et du champ magnétique de la Terre.



11-meteosat7Malgré les efforts, le système tarde cependant à devenir opérationnel: les flux de données ne sont pas toujours assurés, sans parler du calibrage des images qui n’est pas encore terminé. Meteosat7, qui assume la couverture satellite au-dessus de l’Océan Indien depuis 2006, risque d’être maintenu en activité pendant quelques mois encore. Option que l’agence spatiale européenne envisage avec le plus grand sérieux, compte tenu de l’importance des observations sur cette partie du globe, en particulier pour les cyclones.


Source nasaDepuis le début de l’année, de nouvelles images haute résolution du globe sont également proposées par l'agence spatiale américaine (NASA), grâce au nouveau satellite d'observation Suomi NPP. Circulant à une altitude d’environ 12’740 km, ce dernier fournit des images dans les spectres visibles et infrarouges mais contrairement à Electro L, il ne donne que des vues partielles de la Terre. D’où la nécessité de procéder à un assemblage à partir de 6 clichés différents. Le résultat n’en demeure pas moins remarquable, la résolution des capteurs – plus faible que sur le satellite russe – étant compensée par une orbite plus proche de la Terre.


Philippe Jeanneret avec le concours de Paolo Ambrosetti de Météosuisse

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