Les blogs | Le blog des correspondants

Publié le 14 février 2013 à 08:29 dans Paris

Philippe Varin et Carlos Ghosn n'ont aucun souci à se faire, contrairement à des milliers de salariés de leurs groupes. Ils ne risquent pas de devoir lâcher le volant. Malgré des pertes abyssales de 5 milliards en 2012, le pdg de psa été confirmé à son poste par la famille Peugeot, principal actionnaire du groupe et qui continue à figurer dans le haut du classement de Bilan des Francais les plus riches résidant en Suisse. Quant à Carlos Ghosn, dont le groupe résiste un peu mieux à la crise, il fait un geste: il reporte à 2016 une partie de son salaire variable en échange d'un accord de compétitivité qui aurait pour conséquence de geler les salaires et d'augmenter le temps de travail. Selon un syndicaliste, il ne gagnerait plus que 26000 euros par jour au lieu de 36000...

 

 

http://www.liberation.fr/economie/2013/02/13/philippe-varin-reconduit-a-la-tete-de-psa_881600

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/14/le-pari-de-carlos-ghosn-pour-aboutir-a-un-accord-de-competitivite-chez-renault_1832230_3234.html

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 01 février 2013 à 11:12 dans Paris

Il y a des moments comme ca qui font tout le sel, le spice en l'occurrence, de la vie de correspondant. Quand à 14h, on apprend que le psg organise une conférence de presse à 17h et que la star est Beckham himself, on se dit qu'on ne peut pas rater ca. Beckham que j'ai vu se faire expulser du terrain à St-Etienne en 1998 lors d'un mémorable Angleterre-Argentine, là aussi j'y étais... Beckham qui depuis quelques années est bien plus souvent sur papier glacé pour vendre telle ou telle marque qu'à la une de l'Equipe. Alors évidemment, à 17h38, quand il apparait dans la salle de conférence du parc des princes, dans une dinguerie de flashs et de coups de caméras, on ne peut réprimer un léger frisson. c'est qu'il a la classe, l'animal! le costard impeccablement coupé, la toquante de luxe bien voyante, les cheveux juste gominés et la barbe de trois jours au quart de poil et ce fameux tatouage sur la nuque qui dépasse juste ce qu'il faut du col de chemise pour rappeler les origines bad boy d'east London. Il ne va peut-être pas briller sur le terrain, il ne s'attend d'ailleurs pas à être titulaire, mais on va forcément regarder la ligue A d'un autre oeil et le prochain match de Champions League, même s'il reste sur le banc, vaudra cher pour les 15 secondes de pub. Les maitres qataris du psg dépensent certes beaucoup d'argent, mais on ne peut pas leur reprocher de ne pas savoir aussi comment en faire beaucoup!

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 30 janvier 2013 à 09:26 dans Paris

La chambre des députés n'aura jamais si bien porté son nom à l'occasion du débat sur le mariage homosexuel. Avec de la passion, de la fougue, des cris. A l'applaudimètre et aux sifflets, c'est la garde des sceaux christiane taubira qui l'emporte haut la main, avec un discours de haut vol qu'elle conclut en citant le poète guyanais Léon-Gontran Damas: "L'acte que nous allons accomplir est beau comme une rose dont la tour Eiffel assiégée à l'aube voit s'épanouir enfin les pétales. Il est grand comme un besoin de changer d'air, fort comme l'accent aigu d'un appel dans la nuit longue." 



"Mariage pour tous" : Taubira met de la poésie... par lemondefr

 

En face, c'est henri guaino, fils de deux femmes comme il aime à se définir (sa mère et sa grand-mère) qui lui donne la réplique avec des accents à la malraux. 



Devant l'Assemblée, Guaino salue la... par lemondefr

 

Dans la salle des Quatre colonnes, les députés sont assaillis par une meute de journalistes à l'affut de la moindre petite phrase. mais les acteurs sont rôdés à l'exercice

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 06 novembre 2012 à 10:37 dans Paris

Comme prévu, c'est la levée de boucliers de l'extreme-droite en passant par l'église catholique et les autres cultes en passant par l'UMP contre le projet de mariage homosexuel qui sera examiné demain en conseil des ministres. Marine Le Pen demande un référendum contre ce que le président de la conférence des éveques Monseigneur Vingt-Trois qualifie de supercherie. Plusieurs centaines de maires ont annoncé qu'ils refuseront de célébrer ces mariages. Un projet dont le point le plus critiqué est l'adoption rendue possible des enfants du couple par le parent non biologique, ce qui, selon ses détracteurs revient tout simplement à détruire la notion même de parents. De leur côté, les associations homosexuelles estiment que le projet reste trop timoré en refusant la procréation médicale assistée pour les lesbiennes qui devront donc continuer à se rendre en Belgique ou en Espagne.

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

pour aller plus loin: Florence Mary a réalisé un documentaire sur la conception et la naissance de Milo

http://www.dailymotion.com/video/xj4v6y_interview-de-florence-mary-au-festival-cinepride-2011_shortfilms

Taina Tervonen exposera les photos de son livre "Fils de" (Trans Photographique Press) réalisé avec la photographe Zabou Carrière à Genève en mars 2013

Pierre Lévy-Soussan a publié "Destins de l'adoption" (Fayard)

Publié le 19 septembre 2012 à 19:16 dans Paris

Provocation, huile sur le feu, irresponsabilité. Les mots des responsables gouvernementaux sont très sévères contre Charlie Hebdo qui publie une nouvelle série de caricatures se moquant de Mahomet et de l'islam. Charb, le directeur de l'hebdomadaire satirique balaie en bloc ces critiques au nom de la liberté d'expression et du droit à l'humour. Même si certains dessins ne sont pas franchement drôles... Mais l'équipe du journal qui avait été incendié en novembre dernier pour avoir fait sa une intitulée "charia hebdo" semble un peu dépassée par l'ampleur des réactions. Meme la Maison-Blanche a cru bon de mettre en doute le bien-fondé de cette publication.

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 11 septembre 2012 à 12:47 dans Paris

C'est du jamais vu depuis 30 ans, depuis le fameux tournant de la rigueur de 1983 qui avait contraint la gauche de Mitterrand à abandonner le lyrisme révolutionnaire du "changer la vie". Le changement, pour Francois Hollande, ce n'est plus maintenant, mais pour dans deux ans. Le temps que la purge de 30 milliards - 10 milliards d'économie et 20 milliards d'impots supplémentaires - fasse éventuellement effet, à moins que le malade ne meure guérit... La prestation de Francois Hollande sur TF1 dimanche soir marque donc le vrai début du quinquennat, la fin de la fiction du président normal, obligé qu'il est d'endosser les habits de général en chef dans la guerre économique.

 

 

mais c'est bien évidemment l'annonce par Bernard Arnault qu'il allait demander la nationalité belge qui a mis le feu aux poudres avec les menaces des très riches d'aller voir ailleurs pour ne pas payer la taxe exceptionnelle à 75pc

 

 

pour Hollande, cela permet aussi de clore une séquence marquée par sa dégrigolade dans les sondages, sur fond d'affaire conjugale et surtout pour n'avoir pas su apparaitre suffisamment à l'écoute de ses électeurs

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 07 septembre 2012 à 13:59 dans Paris

Avec un président normal, rien de plus normal que les relations franco-suisses retournent à une certaine normalité. C'est le sentiment qui prévaut, coté suisse, à l'occasion de la première visite à Paris de Didier Burkhalter. Le ministre suisse des affaires étrangères a rencontré son homologue Laurent Fabius ainsi que le ministre des affaires européennes Bernard Cazeneuve. On a parlé Europe, relations bilatérales, Syrie, Genève internationale. Mais le sujet brulant, bien que n'étant pas du ressort des deux ministres, c'est la fiscalité. Et là, meme si Laurent Fabius a laissé entendre que la France pourrait se pencher sur l'accord Rubik, on est loin de l'harmonie céleste.

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 13 juillet 2012 à 15:03 dans Paris

Si les mots ont un sens, ceux prononcés par le délégué CGT de PSA ont de quoi inquiéter le gouvernement, après l'annonce de la fermeture de l'usine Citroen d'Aulnay et le plan de réduction de 8000 postes dans le groupe en France. "Nous serons une bombe sociale, une bombe politique" a clamé Jean-Pierre Mercier devant les salariés de l'usine. Mais comment vont-ils réagir? Hier, ils étaient sous le choc, anéantis. Les deux mois d'été ne sont pas propices à une mobilisation. Seront-ils motivés, à la rentrée de septembre pour se lancer dans des actions, dont on peut imaginer qu'elles se voudront spectaculaires? C'est toute la question. Et il n'est pas impossible que le gouvernement mise secrètement sur la peur des Francais devant la dureté de la crise pour éviter d'avoir à dégoupiller une "bombe sociale".

 

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

 

 

Publié le 10 juillet 2012 à 10:08 dans Paris

Une véritable logorrhée. Avant de terminer sa vie sous les balles de la police, comme il le voulait, Mohamed Merah a beaucoup discuté avec les policiers du Raid. Et en particulier avec "Hassan", l'agent de la DCRI qui l'avait interrogé après son voyage de deux mois au Pakistan en novembre 2011. Merah avait alors raconté qu'il était parti en vacances. Hassan avait-il cru à cette fable, comme en rigole Merah, content d'avoir roulé les flics dans la farine? Sans doute pas. La DCRI, très critiquée pour n'avoir pas su empecher le terroriste solitaire de commettre ses 7 assassinats en mars dernier, avait sans doute une petite idée derrière la tete: en faire un indic, le retourner et par son intermédiaire, en savoir un peu plus sur les réseaux djihadistes. Mais sans vraiment s'en donner les moyens, puisque Merah disparait ensuite des écrans radars et réussit à donner le change en sortant en boite, en s'habillant à la mode "djeune". Bref, un loupé évident pour la DCRI, mais rien à voir avec les théories du complot qui font de Merah un agent qu'il fallait à tout prix abattre pour le faire taire.

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

Publié le 04 juillet 2012 à 09:53 dans Paris

Le juge bordelais Jean-Michel Gentil veut aller vite. Il veut savoir si Nicolas Sakozy a bénéficié d'un financement illicite de sa campagne 2007 par les époux Bettencourt. Un financement légalement plafonné à 7500 euros. Dans son dossier, le juge a des indices sur des sommes d'au moins 800.000 euros... Il a donc déployé les grands moyens. Trois perquisitions hier, au domicile et dans les bureaux de l'ancien président. On ne sait pas ce qu'il a trouvé, mais selon un magistrat bordelais cité par Le Parisien, "il doit avoir de solides billes pour se lancer dans une opération pareille". Dans le camp sarkozyste, on veut rester zen, en l'absence du principal intéressé, en vacances au Canada, et l'on affirme que l'enquete du juge bordelais fera chou blanc, parce que Nicolas Sarkozy est blanc comme neige.

 

 

Jean-Philippe Schaller, à Paris

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